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Dom Jean Grégoire Tarisse, né en 1575, bénédictin le 29 juin 1604, fut prieur-curé de Cessenon dans l'Hérault, avant d'arriver grâce à ses qualités morales et intellectuelles au sommet de la hiérarchie dans son ordre. Religieux aussi recommendable par ses lumières que par sa piété et que Richelieu avait fait entrer dans son conseil de conscience, il fut, à 48 ans le promoteur le plus actif de la réforme de l'ordre bénédictin de la congrégation de Saint-Maur. Il favorisa l'adhésion du monastère de Saint Chinian à cette congrégation et s'attacha particulièrement à y faire fleurir les études, lui donnant un second souffle.
En 1630, à 55 ans, il devint Supérieur Général de la congrégation de Saint-Maur, charge qu'il occupa jusqu'à sa mort, en 1648, à Saint-Germain-des-Prés. Il ne se contenta pas d'établir des cours de philosophie et de théologie dans chaque province, mais il fit faire une étude particulière de l'Ecriture Sainte et des langues orientales.

Il envoya des religieux visiter les bibliothèques de l'ordre pour y examiner les manuscrits et en tirer les vies des plus célèbres bénédictins. C'est alors que fut conçu le plan des «Annales Bénédictines», vaste ouvrage réalisé plus tard par Dom Jean Mabillon. Il voulut aussi que ses religieux s'occupassent de donner des éditions des principaux Pères de l'Eglise et jugea à propos de faire collationner dans ce but de nombreux manuscrits.
En 1635, il fit réparer la voûte du grand côté du cloître de l'abbaye, fit mettre au-dessus la bibliothèque commencée par Dubreuil et la fit remplir d'un grand nombre d'ouvrages importants. L'année suivante, il y joignit ceux apportés de Corbie (département de la Somme, région Picardie) après la prise de cette ville par le roi. Le soin de la bibliothèque fut confié à Dom Luc d'Achery. Ainsi, il fut le véritable fondateur et organisateur de la congrégation qui permit d'agréger jusqu'à 191 abbayes et prieurés des anciens monastères de France.

       la congrégation de Saint-Maur     Montfaucon